Nordic France, la structure qui fédère les gestionnaires de sites nordiques des différents massifs français, lance une vaste étude afin de « donner un nouvel élan » à la filière d’ici 2021, comme l’explique son directeur, Vincent Berlandis.

Quel est aujourd’hui l’état de la filière ?

Il est paradoxal. D’un côté, les deux dernières années ont été les meilleures des quarante dernières années, grâce au développement du slow tourisme. Mais quinze sites concentrent à eux seuls 80 % des revenus. Les autres, plus de 200, stagnent : 90 % des sites n’atteignent pas l’équilibre financier. L’économie du nordique reste ainsi déficitaire et il s’agit de trouver de nouveaux modèles, d’où le lancement de cette étude.

Comment va-t-elle démarrer ?

Un premier comité de pilotage a déjà permis de réunir les acteurs, de l’État à la Fédération française de ski en passant par les collectivités. Au cours de l’hiver, nous affinerons le constat avec l’aide du cabinet Utopies, qui va analyser les données comptables de différents sites afin de connaître les retombées directes et indirectes de la filière. En parallèle, nous lancerons une phase de benchmark international pour voir ce qui se fait à l’étranger, notamment au Canada, en Italie ou en Autriche. Ensuite, plusieurs groupes de travail plancheront pendant six mois sur des solutions en matière de gouvernance, de tourisme ou de marketing –

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